Scène 3 (tableau historique)

Toudi mensuel n°18-19, mai 1999

La statue de l'Aigle blessé. Waterloo

Un petit groupe en ordre dispersé.

(NB : les prénoms sont fictifs).

FERNAND - N'ayons pas l'air d'arriver  en même temps, les Fridolins peuvent nous repérer.

LOUISE - Ou les collabos.

ANDRE - S'il avait fallu, je serais venu en marchant sur les mains. De Bruxelles à Waterloo.

Ils déposent une gerbe de fleurs.

MARIE - Ce n'est qu'un geste , un simple geste de résistance.

LOUISE - Mais un geste, ça soulève des montagnes.

ANDRE - Non au fascisme ! Nous avons battu le zozo de Degrelle,nous battrons Hitler et tous ceux qui aboient avec lui.

LOUISE - Jamais nous n'accepterons la reddition sans conditions de Léopold III.

MARIE - Jamais !

FERNAND - Nos amis sont encore en France; ils ne vont pas tarder à revenir.

ANDRE - Vive la France !

FERNAND - Ne criez pas si fort.

LOUISE - Nous venons ici depuis 1928. Il n'y a pas de raisons de s'arrêter.


Suite de la pièce : Le Coup de semonce